Pour Clermont-Ferrand et sa métropole,

OUi !

le temps est venu de faire la ville en commun !

« L’impossible d’aujourd’hui,  c’est le possible de demain »

Henri Lefebvre 


La formidable mobilisation de « Gilets Jaunes » pour plus de justice sociale et de démocratie réelle montre la voie. Ce qui vaut pour le pays vaut aussi pour nos villes et nos villages : il est temps de prendre nos affaires en main.

Nous ne pouvons pas continuer à laisser faire. Ils nous ont dépossédé de la ville. À Clermont-Ferrand, ils ont détruit ou dénaturé des quartiers populaires pleins de vie pour les offrir à des promoteurs sans âme. Ils ont spéculé et bétonné pour les plus aisés et laissé le reste à l’abandon. Hier c’était le centre Jaude 2, demain ce sera le site de l’Hotel Dieu et la Muraille de Chine. Les dégâts humains et écologiques sont considérables et ce sont toujours les mêmes qui en font les frais. Pour eux le peuple n’est plus une cause à défendre mais un problème à résoudre. Ils ont privilégié les grands projets inutiles qui gaspillent l’argent public tel l’agrandissement  du stade Montpied appelé à rester aux trois quarts vide. Tout se fait au détriment de réalisations utiles au plus grand nombre : équipements sportifs de proximité pour nos jeunes, maisons de retraites et lieux de vie décents et à des prix abordables pour nos anciens, transports publics gratuits rendus nécessaires par la cherté de la vie et l’éloignement des logements des lieux de travail. Ils continuent à parler compétition à outrance, attractivité au moyen de réalisations de prestige, croissance sans fin d’une métropole dont les destinées échappent aux habitants. Et jamais ils ne demandent : quelle ville voulons nous ?

Quelle ville voulons nous ?

Nous voulons y répondre par des propositions mais surtout par les actes. Nous ne pouvons plus confier notre avenir à leurs pseudo experts qui savent mieux que nous ce qui est bon pour nous. Leur indifférence aux besoins des populations n’a d’égale que leur arrogance. Nous ne voulons plus d’une ville caisse enregistreuse des volontés de la multinationale Michelin soumise à toutes ses volontés tel le tramway sur pneu qui s’avère à l’usage plus coûteux et moins fiable que le tramway sur rail. Nous ne voulons plus de cette oligarchie qui accapare les richesses, spolie les biens communs et  saccage l’environnement. On ne pense pas l’avenir de nos villes avec la calculatrice à profit à la place du cœur.

Nous sommes lassés des parodies de démocratie où les envoyés du maire appliquent la recette dénoncée en son temps par Coluche : dites nous ce que vous voulez et nous vous dirons comment vous en passer. Pour le peuple qui souffre et subit il est temps de changer la donne et de reprendre l’initiative. L’expertise juste c’est l’expertise populaire que nous avons les moyens d’exercer ensemble et sans attendre. Dans nos quartiers allons voir collectivement, au travers par exemple de déambulations citoyennes tout ce qui ne va pas. Recensons tout ce qui manque ou devrait être réparé. Faisons l’inventaire des réalisations bonnes pour tous. Intéressons nous aux espaces laissés en friche parce que décrétés non rentables et posons la question de ce que nous pourrions en faire d’utile : logements sociaux, lieux d’accueil, de culture et de loisirs partagés, jardins collectifs, etc…
Reprenons la main sur tout ce dont ils nous ont dépossédés.

Contrairement à ce qu’ils voudraient faire croire des solutions existent pour remettre à l’endroit  ce qu’ils ont mis à l’envers, renforcer les solidarités et développer des espaces d’auto-organisation des habitant-e-s qui préfigurent l’alternative à construire. Cessons de laisser nos institutions aux mains de gens coupés du peuple. Ils ne sont importants que parce que nous les laissons faire. Mettons en place les référendums d’initiative citoyenne pour faire respecter les volontés du peuple. Reprenons et redonnons vie aux institutions, mettons les au service de l’intérêt général et du bien-être commun.

Cette reconquête démocratique commencera dans nos quartiers, dans nos villages, dans nos villes, dans les municipalités, partout là où se construit une démocratie de proximité et de face à face. Clermont-Ferrand et sa métropole peuvent être un des lieux en France d’où émergera cette irruption démocratique. Son tissu associatif dense bien que malmené par les restrictions budgétaires, ses réseaux militants actifs tant sur le plan social qu’environnemental, son histoire et sa culture résistante, la richesse humaine de ses quartiers populaires seront des points d’appui solides. Les liens avec des initiatives sœurs, avec d’autres villes de France et d’Europe, permettront de nourrir la dynamique, de tisser un véritable réseau international de villes insoumises et de territoires porteurs d’une alternative au carcan néolibéral, à la concurrence et à la guerre de tous contre tous.

Les villes de l’avenir seront celles de la solidarité, de la coopération, de l’imagination créatrice au service du bien commun. Faisons la ville en commun à Clermont-Ferrand !


Ce que nous voulons :

  • Nous voulons une municipalité qui ne cède pas au lobby de l’argent, des multinationales, de l’immobilier. Une municipalité où les élu.e.s n’auront aucun intérêt personnel ou financier sur les politiques de la ville. Le non cumul et la limitation du nombre de mandat dans le temps comme la transparence dans le fonctionnement des institutions locales devront être la règle. Un véritable contrat éthique sera signé entre les citoyen-ne-s de notre commune et leurs représentants.

  • Nous voulons lutter contre les inégalités qui explosent et aggravent dramatiquement les conditions de vie des plus démunis. Nous voulons une ville sans expulsion, avec un toit pour toutes et tous, une ville où la malnutrition n’a pas sa place, où la précarité énergétique n’existe pas, où l’accès à la lumière est un droit, où chacun-e peut disposer gratuitement d’une certaine quantité d’eau nécessaire à sa bonne santé, à son hygiène, où même les plus fragiles ont droit aux transports et à la mobilité. Une ville où l’accès dans de bonnes conditions à l’éducation, à la santé est garanti pour toutes et tous.

  • Nous voulons instaurer à Clermont-Ferrand et dans sa métropole une véritable démocratie où les représentant-e-s gouvernent en obéissant aux citoyen-ne-s. Une démocratie décentralisée dans les quartiers de la ville comme dans les villes et villages de la métropole. Une démocratie avec des contrôles sociaux et écologiques sur les budgets. Une démocratie où les moyens matériels sont donnés pour que vive le débat d’idées. Une démocratie faite de consultations citoyennes pour prendre les décisions partagées par le plus grand nombre et donc légitimes pour répondre aux besoins sociaux de la population et à l’urgence écologique .

  • Nous voulons que Clermont soit une ville accueillante et bienveillante. Ses services publics doivent avoir les moyens matériels et humains pour accomplir pleinement leurs missions.  Nous avons besoin d’un tissu associatif écouté, aidé et renforcé. Nous avons besoin de développer l’économie sociale et solidaire, de créer des emplois durables et relocalisés. Nous proposons que les règles des marchés publics respectent impérativement les critères de justice sociale et environnementale.

  • Clermont-Ferrand et sa métropole ne sont pas des marchandises. Nous devons prendre le contrôle démocratique de nos biens communs, de l’eau, du traitement et du recyclage de nos déchets. Nous devons mettre en place une planification urbaine pour lutter contre la spéculation immobilière, faire de l’espace urbain et des terres agraires des Communs au service de l’intérêt général, promouvoir des politiques énergétiques et de mobilités respectueuses de la « régle verte » qui exige de ne pas prendre à la nature davantage que ce qu’elle peut renouveler.

  • Nous savons que beaucoup de ces points ont été, sont et seront encore défendus par les mouvements sociaux, les mouvements écologiques, les mouvements citoyens, des forces syndicales, des mouvements politiques. Pour les réaliser nous aurons besoin de toutes et tous, et de l’implication de largeurs secteurs de la société. L’élection municipale à venir est une  étape pour qu’agissent ensemble les actrices et acteurs de terrain et pour que se renforcent les liens entre toutes les formes d’auto-organisation existantes ou à naître et la municipalité élue.


Notre chemin :

Libérer la démocratie des puissances qui la brident est un défi difficile mais c’est l’un des plus enthousiasmant. Nous proposons de construire une convergence entre les militant-e-s associatifs, écologiques, syndicaux, politiques, les habitant-e-s de nos quartiers comme entre toutes celles et tous ceux qui aspirent à faire la ville en Commun.

Il ne s’agit pas d’apporter un programme clé en main mais d’impulser une plate forme citoyenne et coopérative ouverte à toutes et tous, à l’image de ce qu’ont fait nos ami-e-s des mairies rebelles d’Espagne à Barcelone, Cadix ou ailleurs. La confluence de toutes les énergies sera le cœur d’une liste municipale, ancrée dans les quartiers, sur les lieux de travail, dans les écoles, les universités, dans le monde de la culture, de l’éducation populaire, dans les services publics et nourrie par eux. Cette liste ne sera pas une liste de témoignage mais une liste pour gagner la ville et la métropole, pour transformer les institutions locales et les placer au service de la population.

Nous ne recherchons pas une simple addition de sigles. Nous voulons construire de nouveaux espaces où les mouvements organisés ont leur place au côté des citoyen-ne-s, dans le respect de l’identité de chacune et chacun. Cette confluence ne sera pas la somme des parties qui la composent mais elle en multipliera les forces. Notre ville a les ingrédients pour que cette alchimie se fasse. D’autres ont déjà amorcé de tels chemins et des expériences similaires existent dont il y a beaucoup à apprendre. Aussi apprendrons nous en marchant et ainsi les passants feront le chemin.  Nous vivons des moments exceptionnels qui exigent des initiatives courageuses et créatives. Ne gaspillons pas les occasions.

À nous toutes et tous, ensemble, de montrer qu’une autre ville et une autre métropole sont possibles.

Le temps est venu de faire la ville en commun.

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